La grossesse La fécondation : un processus complexe et aléatoire Ce n’est une nouvelle pour personne, la première étape de la grossesse commence par un coït sexuel puisque le principe de fécondation dépend de trois facteurs primordiaux : les spermatozoïdes mâles, les ovocytes femelles et la rencontre de ceux-ci dans la trompe. Ce phénomène se produit durant la période d’ovulation, c’est à dire, environ 14 jours avant l’arrivée d’un nouveau cycle, marqué par le premier jour des règles. ça, c’est pour la théorie. En pramtique ? Même quand le timing est supposé être idéal, ça coince. Pourquoi ? Les raisons peuvent être multiples, des plus simples aux plus complexes. Heureusement, les techniques de procréation assistée ont considérablement évolué et répondent à différents types de problèmes. Et parfois, de simples petites approches psychologiques ou comportementales en matière d’hygiène de vie peuvent changer radicalement la donne. Si celles-ci ne suffisent pas, alors un bilan sera posé et déterminera le processus de fertilisation adapté. Mais, le saviez-vous ? On estime qu’un couple sur dix ne déclenche pas de grossesse après une année de rapports sexuels sans précautions contraceptives. C’est pourquoi il est généralement admis qu’un bilan médical ne s’impose chez les couples de moins de trente ans qu’après la deuxième année de relations sexuelles régulières sans contraception. Lâcher prise – prendre soin de soi On entend souvent des histoires de couples qui conçoivent un enfant après avoir, suite aux échecs répétitifs, décidé d’adopter. La raison est simple : parfois, l’idée fixe d’enfanter représente le premier obstacle dans la voie de la grossesse. Trop de pression, perte de désir sexuel, stress … sont autant de barrières suffisamment fortes pour barrer le chemin aux rêves de parentalité. Il est donc essentiel de lâcher prise, se changer les idées en prenant des vacances, rebooster sa forme en faisant l’amour par envie et non sur contrainte de calendrier hormonal, mieux manger, moins fumer etc. ces petites choses favoriseront certainement votre fertilité. Les petits coups de pouces de la science Le traitement hormonal Très fréquemment, chez la femme, ce sont de simples troubles de l’ovulation qui sont mis en cause. Un phénomène favorisé par le rythme frénétique de la vie moderne : fatigue, stress etc. Un traitement hormonal suffira donc à les régler et donner toutes ses chances à la procréation. Si ce sont les trompes utérines qui sont obstruées, une intervention chirurgicale permettra à la fécondation de retrouver son libre cours. L’insémination artificielle Cette méthode somme tout assez peu contraignante est principalement envisagée dans les cas d’échecs répétés de la stimulation de l’ovulation, pour certains types de dysfonctionnement de l’appareil génital féminin ou d’infertilité masculine. On injecte directement dans l’utérus, à l’aide d’une pipette, les spermatozoïdes recueillis après la masturbation, frais ou congelés. Mais les causes d’insémination peuvent également être masculines : problèmes d’érection, d’éjaculation ou diminution de la qualité du sperme, voire infécondité totale. Cette dernière cause provient généralement d’une maladie héréditaire ou une absence totale de spermatozoïdes. On fera alors appel à un donneur. „ Comment ? En prenant contact avec un gynécologue qui vous fera faire certains tests. Ensuite, si le diagnostic indique effectivement la voie de l’insémination artificielle, l’une ou l’autre séances chez un psychologue seront appropriées. L’insémination en pratique est simple et indolore. Allongée en position gynécologique, la femme se fait injecter le sperme dans la cavité utérine au moyen d’un fin cathéter relié à une aiguille. Elle reste ensuite allongée 10 à 30 minutes avant de reprendre le cours de son quotidien, en toute normalité. Attention, toutes les inséminations artificielles n’aboutissent pas et il faut parfois renouveler l’opération plusieurs fois avant qu’elle ne réussisse. „ Le saviez-vous ? La Belgique est l’un des rares pays qui autorise l’insémination artificielle chez les couples homosexuels. En effet, alors qu’en France, une loi sur la bioéthique stipule que cette technique est exclusivement réservée aux couples qui ne peuvent pas avoir d’enfants, chez nous, l’absence de législature à ce sujet réserve au médecin en charge la décision de la pratiquer ou non. Aussi, on a pu voir, ces dernières années, une affluence de couples lesbiens français venir se faire inséminer chez nous. La fécondation in vitro ( FIV ) : Si cette technique a considérablement évolué depuis ces dernières années, au point de donner à des couples la chance d’avoir un enfant alors même que leur stérilité était jugée définitive, elle n’en reste pas moins un véritable parcours du combattant. Mieux vaut être prévenue : seule une forte motivation peut supporter des prises en charges assez lourdes et généralement considérées comme pénibles. Mais pour tous les parents qui sont passés par ces différentes étapes sans baisser les bras, et pour lesquels le bonheur vient ensuite au rendez-vous, les épreuves du cheminement ne comptent plus. Quand recourir à la fécondation in vitro ? En cas d’obstacles au niveau des trompes utérines, de stérilité masculine ou lorsque les autres techniques de procréation médicalement assistée ont échoué. Son principe ? Une mise en présence, hors appareil génital, des gamètes mâles ( spermatozoïdes ) et des gamètes femelles ( ovocytes ). Grâce à cette réunion, l’ovocyte pourra être fécondé par le spermatozoïde et l’ensemble formera un œuf prêt à se diviser. Quelques jours plus tard, les embryons seront implantés dans la cavité utérine où ils pourront se développer. On estime le taux de réussite à 25 %. L’injection de sperme intra cytoplasmique ( ICSI ) : Cette technique toute récente ressemble à la FIV à la différence près que le spermatozoïde est directement injecté dans l’ovule, au moyen d’une micro pipette, ce qui garantit la fécondation. On utilise l’injection de sperme intra cytoplasmique lorsque le sperme contient un nombre insuffisant de spermatozoïdes nécessaires à la fécondation. Si les spermatozoïdes sont insuffisants, il est même possible d’en prélever directement dans les canaux génitaux masculins et les testicules. Le taux de réussite de cette technique est de 30 %. www.bebe-maman.be 7 Pagina 6

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